14 décembre 2008
Judas --- Mon petit coin d'irlande
Découvrez Ethnic Music Compilations!
Il est temps !
Il est temps capt'ain Lauwson, mister Balantines et toi aussi le p'tit Jack...
Il est temps mon ami monsieur Campell... Regroupons nous ensemble et recueillons nous un instant...
Amazing grace, how sweet the sound,
That saved a wretch like me;
I once was lost but now I am found,
Was blind, but now, I see.
'Twas grace that taught my heart to fear,
And grace, my fears relieved.
How precious did that grace appear
The hour I first believed.
Through many dangers, toils and snares
I have already come.
Twas grace that brought me safe thus far,
And grace will lead us home.
The Lord has promised good to me;
His word my hope secures.
He will my shield and portion be;
As long as life endures.
Yea, when this flesh and heart shall fail,
And mortal life shall cease,
I shall possess, within the veil,
A life of joy and peace.
The earth shall soon dissolve like snow,
The sun forbear to shine;
But God, Who called me here below,
Will be forever mine.
When we've been there ten thousand years
Bright shining as the sun,
We've no less days to sing God's praise
Then when we'd first begun.
C'est un pan entier de mon existence qui s'effondre...
C'est une partie de mon univers qui se détache et dérive au loin, emportant le vent et la grande marche des géant au fond de la mer du nord... C'est une fêlure dans le cœur de l'irlandais que je ne suis pas, et c'est un moment auquel il me plait de donner de l'importance...
Naguerre, je disais dans l'un de mes textes que si je parvenais à m'affranchir de ce qui me retenait douilletement dans mon petit havre, je serais bien capable de prendre baluchon, bite et couteau, et partir à la découverte du monde, avançant inconciemment au coeur d'une pleïade de grosses galeres comme j'ai le talent de toujours me fourrer...
L'un de ces points d'ancrage est un petit bout d'Irlande non loin de chez moi que je visite tout les week end depuis plus de six ans...
Un bar nommé le Galway, et il était bien temps que j'en parle... Pensez vous, dans la cité portuaire ou je grandis, à l'age où l'on commence à découvrir la picole, grand bien me fit de me sentir agressé par les watts déchirant des sono's hurlantes des autres rades de la ville. Tout comme pour une boite de nuit, je deteste me trouver dans un lieu où il m'est déjà difficile d'entrer compte tenu de la marrée humaine, de l'air humide de sueur, et du mur de son qui me tiens à l'ecart aussi bien qu'un moustique devant une vitre close...
Mysantrophe, je deteste les bains de foules...
Surtout que , pour allonger la métaphore du moustique, le sang à y pomper, en plus de ne pas être de premiere fraicheur est bien difficile d'accés... Comprenez par là, les quarts d'heures s'enchainnant devant le comptoir, coincé entre le bide gras d'un soulard et le nez perdu sous l'aisselle velue d'une rombiere dans l'espoir vint d'être remarqué de la serveuse supportant difficilement la lourde drague des clients et qui n'entend jamais ma commande...
Je me suis vite cloitré dans la chaleure rassurante du Galway, un "Irish pub" qui n'a vraiment d'irlandais que le nom, la déco, et quelques alcools ça et là, pendu au plafond comme une petite légion de chauve-souris se vidant au fur et à mesure de mes visites.
Veritable pilier et VIP (quoi qu'en dise le tenancier) j'y ai, avec ma clique, ma place assignée, tout au fond, pres de la fausse cheminée, autour d'une table fabriquée d'un vieu tonneau et d'une planche vernie...
Voila, c'est ça le Galway... Un resto, un bar, un pub... Bon alors c'est sûr que ça manque de fille, mais l'endroit et calme, la musique ne gueule pas, la bouffe est bonne... Et puis la plupart des clients sont comme nous, des habitués...
Et pourtant... Et pourtant... La fin d'une ère approche :
J'ai appris, relativement recemment que les deux actuels proprietaire, à savoir un sympathique petit couple que je concidere comme ami, s'en repart pour d'autre aventure loin de la ville... Les clefs du bars seront vendues et ils mettront à jour leur projet d'ouvrir une boulangerie à quelques dizaine de kilometre de là...
La nouvelle nous abasourdie, tans mes comperes que moi même et c'est en frissonant que nous immaginions la fin de ces six années de bons et loyaux services à vider joyeusement les fûts de biere du patron, dévorer les cheesburgers du chef et voir mon poney payer en ticket resto...
Aller pour la peine, je vais remettre un coup d'Amazing Grace...
Découvrez The Royal Irish Rangers!
D'ailleurs, saviez vous que ce chant fut ecrit par un ancien negrier devenu pasteur ?
Aux alentour de 1760, l'homme essuya une tempete et y survecu, il mit sa vie au service de Dieu et tenta de se faire pardonner aupres de tout les noirs expatriés de leur foyer en ecrivant cette lithurgie... Je trouve les excuses un peu facile moi...
Quoi qu'il en soit, le Galway change de proprietaire... Je sais sais que vous en avez très certainement rien a cirer, mais pour moi, c'est la fin d'une époque... Je me demande de quoi sera fait demain... Comment réagirons nous ? Est ce que l'avenir sera pareil à hier ? Je sais, je suis en train de devenir conservateur...
Je croit pourtant avoir toujours eu pour ambition d'aller de l'avant, mais pour ce qui représente mon petit univers, pour mon petit nid douillet au coeur de mes certitudes, je suis peu enclin a me laisser bousculer...
Pourtant il me faut bien respecter les désirs et choix du patron... Apres tout, je n'ai pas l'autorité pour le faire rester (Ah ah...), et puis je veux bien croire que six ans à fermer tard le soir, à vivre en semaine décalée, tenir un bar, faire la conversation aux imbibés et jeter les soulards dehors ai finit par les lasser tout les deux...
Ah ! Il s'en sera passés des choses au Galway, à défaut d'aller dans cette ville d'Irlande, j'ai eu le plaisir d'en cotoyer le pub omonyme... Témoin de milles péripeties...
Que ce soit d'y voir des concerts, d'être spectateur de dialogues brillants d'inteligence ethylique... D'avoir vu le maître des lieux sortir deux vomissant sous une douche froide au moyen d'une serpillere, d'être allé racompagner une soulotte tatouée exhibitionniste qui haïssait la France, d'avoir joué "O Suzanna !" à l'harmonica, completement ivre mais pourtant accompagné d'une vingtaine de personnes battant des mains ou encore d'avoir entendu parler du pirate du Nord Pas-de-Calais qui semble t'il "Il A UN NOM D'POISSON !" (pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce monsieur, il à sa statue à Dunkerque) où d'avoir appris que les lattes de plancher devant le barre avait une obscure relation avec Pi 3,14...
J'ai milles anecdotes au creux de mon crâne qui eurent pour theatre ce lieu béni de mon coeur...
Par exemple, ce soir, où, seul dans un coin je dessinais tranquillement...
Je vaquais silencieusement à mes occupations, crayonnant sur mon carnet avec pour seul compagnie le patron occupé à faire la tambouille de deux anglais de passage et surtout, d'une dame d'un certain âge. Je dit "Une dame d'un certain âge" car justement, son âge était plus qu'incertain tans l'alcool et la fatigue avaient creusés milles sillons sur son visage et que les cernes de ses yeux bovins empechaient sont regard de briller de toute forme d'inteligence que ce ne fut...
Bref, je sirotais tranquillement un whisky sec en laissant courir mon crayon sur mes feuilles et perdant parfois mes pensées dans le vent du soir hivernal mugissant au dehors...
Bien heureux d'avoir su trouver pitance et chaleur, je laissais mon esprit s'embumer de repos glanés et mérité lorsque tout à coup...
La dame, mon rêve aux charmes sus-décrits vint à ma table et m'abordat de faon ininteligible...
_"Aaash fe z'ai vu tessinEUH bien..."
_"Pardon ?"
_"Hum... Hum... Hrrrrrrrrrrr BrÔoÔooooo... Z'ai vu !... Z'ai vu... Tu tessines bien !...
_"Ah... Merci !" répondais-je perdu entre trois émotions allant de l'orgeuil à la gêne en passant par un soupçons d'amusement...
Je la vis alors, tenter de tenir un semblant de conversation avec moi même, devenu, semble il l'objet d'un brulant désir, equarquillant les yeux autant qu'elle articulait chaque syllabe et m'envoyant les effluves d'un coma prochain au fond des narines...
Votre serviteur se contentait de sourire, incapable de savoir comment réagir. Ni comment faire comprendre mon désarroi profond et mon ininteret total à son propos...
Comment faire comprendre à quelqu'un qu'il est... Qu'il est... Qu'il est indésirable... Disons le...
Comment faire comprendre à quelqu'un qu'il est indesirable sans le brusquer ? Un "Vas te faire foutre s'il te plait" n'est certaienement pas la bonne méthode...
Sentant justement ma gène, la créature me demandait si je pouvais la dessiner...
Ce que je refusais catégoriquement ! N'y voyez là aucune forme de méchanceté, apres tout ce n'était qu'un dessin, mais la perspective d'avoir à lui tirer le portrait, avec son oeil droit qui boudait le gauche... Non impossible !
Que voulez vous ? J'étais gêné !
Elle insistait pourtant, encore et toujours, entre deux brides de conversations, me disant premierement qu'elle me payerait, et ensuite qu'elle m'offirait un verre a boire...
Elle m'assurait que "Mais pourtant ! Chuis bêeeelle !" tout en découvrant son cou d'un enorme pan de cheveux tombant en rideau sur une jugulaire parsemée de suçons.
Ne pouvant réprimer un rictus je la complimentais sans conviction mais restait intransigeant...
Alors elle s'aprocha de moi, et me murmura un peu plus bas, dans un nuage d'alcool évaporé, que si je voulais... En guise de payement... Je pouvais la rejoindre dans la ruelle derriere...
Comprenez bien entendu, m'en aller prendre sauvagement cette déesse de caniveau dans le froid de decembre, planqué entre deux poubelles et les pieds maculé de crotte de chiens...
Le big boss sortait de la cuisine, servait les anglais, et alla essuyer ce qu'il lui restait de vaiselle, je lançais vers lui des yeux implorants... Il avait le pouvoir de me tirer de ce mauvais pas !... Comprenant au quart de tour, et me lançant un grand sourir, je le vit soudain, derriere son bar, mimer une levrette en chevauchant une valkyrie imaginaire avec tournoiement de torchon et fessée, bruitages à l'appui...
Voila mes amis... Le Galway ne sera plus comme avant, mon âme souffre et mon coeur saigne...
La fin est prévue pour le 30 décembre, crépuscule de l'année... 2009 sera l'an du changement, du moins de ce changement...
Aller encore un petit coup
Découvrez Dropkick Murphys!
02 novembre 2008
Le cuistre
Je suis sauvé !
Mon poney viens de m'envoyer à l'instant deux vidéo que j'ai regardé avec grand
intérêt, moi qui cherchais un sujet pour ma verve acide et ma plume affûtée ce
week end, je doit dire que j'ai trouvé la poule aux oeufs d'or, que dis-je, le
coq aux chiures de platines.
On en parle, on en regarde, on en écoute, bientôt on en portera comme vêtements
et on roulera avec, c'est le nouveau "phénomène" du moment, il se
fait appeler "Michael Vendetta"...
Ce mec est un génie.
Excusez moi pour cette formule, mais sous des atours de saltimbanque tout à
fait détestable, ce mec est un génie.
Je m'explique, ou plutôt, commençons par le commencement, et tâtons un peu du
concept:
Michael Vendetta, c'est la bogossitude comme il dit si bien. L'égérie de la bogossitude
ajouterais-je.
C'est une marque déposée, c'est un site Internet, c'est une multitude de compte
Facebook, c'est un concept énorme et si franchement pédant que je me morfond
de ne pas y avoir pensé moi même.
Mais Michael Vendetta c'est avant tout un homme d'une vingtaine d'années et qui a très certainement passé sa jeunesse élevé par des paons tans il aime faire la
roue.
Pour résumer, c'est un prétentieux cabotin, un rien insolent, en bref : un cuistre...
Et je le répète, ce mec est un génie !
C'est un génie car il parvient à ses fins sans peines, lesquelles se résument
par le simple fait de faire parler de lui, et d'y trouver écho.
Tantôt effarant de pédance, tantôt détestable, il arbore parfois attitudes et
propos, d'un second degrés toujours douteux, d'une prétention feinte ou non,
mais toujours d'une estomacante franchise dédaigneuse et parfois misogyne qui
lui vaut donc, bien entendu un public, haineux ou l'inverse, mais un public tout de
même.
Il est ce que l'on appelle un Buzz, on parle de lui, il touche les esprits, et
comme il dit lui même "Je suis sur les plateaux d'télé, c'est pas
rien..."
Et bien entendu, je tombe moi même à pieds joint dans le panneau, car j'en suis
maintenant à faire un texte à son propos au fin fond de mon morne Epilost, que
mes potes y crois que je parle dans le vide alors que moi je sais que non et na
!
Seulement, si j'en parle, et si j'y trouve tant d'entrain, sachez que jamais je
n'irais réhausser un piédestal qui se targue d'être plus haut que le
mien...
Et puis pour une fois que c'est pas moi qu'on traite de prétentieux, je ne vais
pas me gêner pour lâcher quelques éclaboussures sur les coins des bottes de
monsieur, supposant bien sûr que nous puissions les atteindre.
C'est pourquoi je vous demande, vous, mes fans, mes groupies et admirateurs de
l'ombre, vous qui traînez parfois ici parce que, vous avez beau dire, vous
aimez quand même mes conneries, et vous, que je ne remercierais jamais assez de
me lire.
Je vous demande à vous lecteurs chéris, de diffuser au possible ce texte, parmi
vos fils de discutions, vos forums, parmi vos connaissances et tutti quanti.
Bien entendu, cela est une demande de publicité à peine camouflée, mais je la
masque tout de même derrière le prétexte d'une expérience sociologique haineuse
à l'égard de chacune de ses idoles qui naissent, brillent et se fanent en un
rien de temps, et que l'on adore dans la fugace démonstration de leur détresse mégalomaniaque.
Bien entendu, vous ne perdrez pas de vue, que je suis moi même un
mégalomane, cela va sans dire.
Pour débuter l'analyse du personnage, prenons simplement son nom, ou plutôt son
pseudonyme.
Michael, un prénom déjà commun dans nos basses contrées (dont la culture
musicale est apparemment assurée par Cindy Sander, c'est pas moi qui le dit,
c'est lui) qui pourtant à déjà la sonorité et les consonances de cette Amérique
qu'il adule.
"Vendetta", pour sa revanche sur la vie, car lorsqu'il nous parle de son enfance,
le pauvret se confond en déclarations larmoyantes quant à son physique ingrat
et l'antipathie qu'il suscitait chez ses paires, alors, tel un Conan des temps
moderne, le petit michael
(avec un
"m" minuscule, car comprenons qu'a cette époque, il n'était rien.) Se
met au sport, plein de plâtre et de graisse de baleine sur la gueule, et le
voila, interviewé dans une limousine tétons à l'air, refusant de parler avec
les gens laid.
Oui, car Michael Vendetta refuse le contact avec le laid, lui qui ne rêve que de
strass et paillette et qui a fait le pari gonflé d'être connu avant d'avoir
accompli quoi que ce soit. L'homme montre de premier abord son ambition, puis, aux
tours et détours des questions, explique qu'il quitte des études d'avocat ou médecin
faute de temps à se consacrer. Il appâte le chaland et les rombières en
distillant quelques traits d'esprit tout à fait respectable: On est pas obligé
de boire ou de se droguer pour faire la fête, il faut faire du sport, c'est
comme ça qu'on devient beau. Mais le voila encore et encore qui se targue et se
moque de championnes olympiques, notamment de natation qui passeront leurs vies
à nager.
Vous l'aurez compris, tourne et retourne sa veste sans cesse, choquant en
premier lieu par de petites piques lancées contre une autre star formatée et se
confondant ensuite, en plates excuses au premier direct auquel il participe.
Être franc sans franchise, insulter sans assumer. Le personnage est tellement
paradoxale et plongé dans ses délires que le spectateur lambda de ses pitreries
ne peut qu'être interpellé par son comportement. Et ça fonctionne.
Il enchaîne les émissions, et les productions, se targue de ses projets comme
par exemple d'un hypothétique single.
Il fait parler de lui, et il a raison, comprenant bien que c'est par la
popularité que l'on tient le pouvoir de nos jours. Tous comme notre président
actuel qu'il divinise et qui ne se gêna pas, avant les élections, de jeter en pâture
sa vie privée dès qu'un reporter de Paris Match venait frapper sa porte. (Refermons
ici cette parenthèse politique tout à fait malvenue sur Epilost).
Chien chien docile lorsqu'il s’agit de donner la papatte devant ceux qui
pourraient éventuellement le pistonner, le voila pourtant parfois dépourvu de
tact et se chargeant de ne pas laisser oublier qu'il nous emmerde nous, engoncé
dans l'étreinte douloureuse de notre profonde médiocrité.
Avec les élus de son goût,
il est tout autre, il sait parler, il sais séduire, lui le nouvel astre
flamboyant vous accordera le plaisir d'accéder à sa cours et de graviter dans
son petit univers, si vous êtes beau, de préférence belle, docile, utile, et pensez aussi que vous
pourriez peut être gagner quelques bonus si vous n'avez pas de dents... (Et que
vous sachiez le cacher bien entendu...)
Il n'y à qu'a reluquer les vidéos et annonces de casting de ce coq pour bien comprendre
le plan. "Si tu est belle, viens postuler au casting, et JE te
choisirais" (Tiens ce "JE" majuscule ne vous rappel rien ?
J'aurais du poser un copyright...)
Mais mon ami, bien entendu que dans l'esprit des gens sommeil un narcissisme
latent qui les forces à se croire beau, même les plus complexés qui acceptent
de se montrer en public se sentirons concerné par cette annonce.
Je persiste à dire que ce garçon à tout compris. Et que pourvu qu'on le laisse
faire, il ira très loin...
Surtout si on le laisse faire... Si on ne lui laisse aucune difficulté...
J'avoue tout de même que j'enragerais dans quelques années de le voir à la tête
de ce qu'il rêve être son puissant empire, car cela signifiera alors quelque
chose d'énorme, que notre civilisation ne repose plus sur le mérite et les
acquits mais bel et bien sur l'image et le talent en carton pâtes.
Michael Vendetta ira loin avec son ambition tout juste bonne à soulever les
fétus de paille, à moins bien entendu qu'il ne foute lui même tout en l'air.
Car dans l'onirisme de son univers, notre héros, que dis-je, notre Dieu, notre
sauveur a un ennemi, un anté-vendetta qui pourrait bien compromettre ses plans
et déclancher des apocalypses journalistiques, j'ai nommé : Lui même...
Car si Michael à bien horreur d'une chose, c'est de lui même. De son reflet, il
ne se reconnaît plus dans le miroir. Ce personnage ne correspond pas à ce qu'il
est et j'en veux pour témoignage la flagrance de son changement de comportement
lorsqu'il voit des vidéos de lui même, dans lesquelles parfois il ne se savait
pas filmé.
Il s'excite, il ment, cris au scandale, explique que ce n'était pas lui...
Effectivement, sans cesse évoluant, il change d'un jour à l'autre et enchaîne
les rôles et comportements, le Michael Vendetta de maintenant renie toujours
celui d'hier. A trop porter des chemises réversible, on perd souvent le fil, et
c'est très souvent douloureux.
Oui, si Michael déteste une chose, c'est bien la défaite, et lorsqu'on lui met
bien le nez dedans et qu'il est plein de son propre caca jusqu'aux oreilles
ses insultes montrent déjà un combat perdu d'avance. Comme tous prétentieux, il
refuse en bloc ce qui pourrait le remettre en question, comportement
typique. Comportement universel devrais-je dire...
Non, Michael, tu n'es pas unique, tout les gens réagissent comme toi.
Si ceux que tu détestes sont des bouffons, tu ne demandes que leur place
d'amuseur du roi.
En l’occurrence, le roi ici, c’est nous, et n'oublie pas que
le costume de clown est toujours livré avec un nez rouge.
Dorénavant je vais m'intéresser au phénomène, chercher à savoir comment il
touche à ce point le peuple (le bas peuple ?) et chercher à savoir si oui ou
non il s'écrasera, rien n'est plus spectaculaire et générateur d'audimat qu'un héros
que l'on met à mort. Qu'une figure que l'on lynche et si je le peux, jamais je
ne raterais sa chute à celui là...
Je sais, c'est une déclaration de guerre oui, mais une déclaration dont vous
êtes les réels vecteurs, si bien entendu vous en avez envie. Je serais curieux
de voir si oui ou non ce message puisse avoir quelconque portée pourvu que vous
m'y aidiez.
J'avoue qu'une confrontation avec l'intéressé susciterait en moi un plaisir
sans pareil. Et si un embryon d'écho devait me parvenir, ma joie serait alors
immense. Moi (nous ?), le (les ?) petit (s?) "rien du tout".
Je sais que je rêve éveillé, mais bon après tout... Moi aussi, j'ai le droit de
ne pas me prendre pour de la merde.
(Vous allez voir qu'après ça, c'est encore a moi qu'on va demander pour qui je
me prends.)
Ps: Trouvez ici le lien vers ce texte, merci : http://epilost.canalblog.com/archives/2008/11/02/11197668.html
Nb: J'ajouterais aussi, que contrairement à ses dires, M.Vendetta n'est pas l'inventeur du concept de la bogossitude.
Non !
La bogossitude ça existe depuis 2004, c'est suédois, ça chante, ça à fait de la
politique, ça veux qu'on lui touche le tralala.
Et ça s'appel Gunther.
De sont vrai nom Mats Söderlund, Gunther est un chanteur scandinave qui aime se croire irrésistible et multiplie les clips plus ou moins dénudés dans des
chansons scandant la joie de vivre, l'hédonisme, et sa devise: Champagne,
Glamour et Sex.
Mais si comme notre ami, Gunther aime à poser, montrer des bouts de seins et se
croire irrésistible, il sait que le ridicule ne tue pas, et au contraire il en
joue...
Aller, juste parce que je suis de bonne humeur ce soir, je vous met ici le lien
du chanteur, parce que, sur deux chevaux, je pari toujours sur celui qui à des
couilles...
26 octobre 2008
Revenu de l'enfer
Non !
Non je ne me force pas. Je fait ici mon mea culpa après une semaine depuis ma dernière
mise à jour où j'ai exprimé, ou plutôt tenté d'exprimer, mon désarroi devant
la page blanche de l'inspiration éphémère de mes imbécillités hebdomadaires...
Disons simplement, que ce n'est pas tout d'écrire des conneries, il faut encore
les trouver...
Si je veux me prendre pour un chroniqueur de la toile comme j'aime parfois le
penser, il faut bien quelques contenus, et je doit dire que ce doit être lassant
pour vous, de me voir commencer chacun de mes textes par une introduction expliquant le
peu d'idées résonnant au fond de ma caboche.
Sauf que... Justement aujourd'hui... Je n'ai pas vraiment d'idée...
Je sais, je le sens, je vais perdre ici toute crédibilité. Alors comme d'ordinaire
lorsque je n'ai rien à vous offrir, je vais vous faire part d'une petite
tranche de vie. Où du moins, pas totalement, vous vous doutez bien que ce n'est
pas totalement innocent.
Et puis je dois encore et encore rechercher le second degré, on m'a encore dit récemment
que j'étais narcissique dans mes textes. (On m'a aussi dit que j'avais un
skyblog, mais c'est une autre histoire...)
Je suis narcissique ?
Bien sûr ! Tout à fait. Ne le sommes nous pas tous un petit peu ? (Tiens c'est
marrant comme phrase ça "Ne le sommes nous pas tous un petit peu" si si, dites la a voix haute, vous verrez)
Question, vous avez des miroirs chez vous ? Oui ? Bah vous êtes narcissique,
c'est tout... Na...
Bon, je vais tenter de rendre mon discours un peu plus cohérent, parce que je
vous sens décrocher. En plus je suis malade, ça doit se sentir. J'ai attrapé
une méchante angine, ma voix se brise et déraille, on dirait un gosse de treize
ans en train de muer.
Bon aller je commence.
J'ai dans mon entourage, un militaire, un fier compagnon, patriote et tout et
tout, qui, je le sais, sert son pays avec honneur et fierté (c'est pas moi qui
le dit, c'est les vétérans grabataires qui lui rendent son salut)
Bref, ce glorieux personnage, est sur certain point mon parfait opposé, moi
même tiens le patriotisme en sainte horreur et à tendance à me montrer des plus
radical et primaire quant au militarisme latent dont on nous bourre les
esgourdes au 13 heures.
Pourtant, je doit dire que confronter nos opinions, reste, avec tout le tact nécessaire,
très enrichissant, et puis, lorsque nous avons le recul et l'autodérision qu'il
nous faut, alors les discutions s'emballent et s'allégent, et on se dit, bras
d'ssus, bras d'sous, que tans qu'on aura du mc do entre les mains et le besoin
de nous marrer, alors il nous en faut peu pour franchement déconner.
Nous étions au chaud, graillant nos hamburger ce jour là. Je venais a l'instant
de le récupérer à la gare locale, et le conduisait en voiture jusqu'a son
logis, là ou règne sa vrai patrie.
Mais un big mac, ça ne se refuse pas, et nous voila face à face, dans l'usine
pharmacologique la plus riche du monde, à échanger les nouvelles et le temps
qu'il fait à tel où tel endroit de l'hexagone.
Pourtant, quelques ironies quant à son retour dégingandé firent naître le récit
d'un soldat, pur et dur comme on en voit dans les films à l'eau de rose où Ryan
retrouve sa maman et tout son patelin après avoir perdu la plupart de ses
compagnons d'infortune et de ses membres.
Le temps aidant, nous avions peaufiné tout deux le portrait de ce soldat imaginaire
que nous voulions américain, et ainsi, hier soir, sortant tout deux le char d'assaut
velu qui me tiens lieu de compagnon canin, nous nous mîmes d’accords (tiens ça
aussi c'est marrant comme phrase...) Nous nous mîmes d’accord pour en faire un
Epilost à part entière.
Attention séquence émotion, musiques et tout:
--------------------
Découvrez John Williams!
--------------------
Le froid et la mort l'avaient presque gagné.
Il sentait entre ses mains, l'eau d'une pluie glacée lui couler entre les
doigts, mêlée de glaise et du sang de ses camarades.
Les lumières vives assaillent ses yeux, il ne sait si c'est le tonnerre ou les
grenades ennemies occupées à tous les décimer, il ne sait si c'est le tonnerre
ou le fracas des chars tout autour de lui.
Il sent son coeur battre et lui marteler les temps, à genoux dans la boue, il
ajuste son casque d'une main et se relève avec l'autre, noyant partiellement
son arme dans les flaques brunes.
Il respire, il couve le champ du regard, là ou s'amoncellent les corps et les
brasiers, les épaves flambantes et éventrées de machines guerrières. Les pétarades
de mitraillettes le rappellent à la dur réalité, il s'élance soudain, tirant à
tout vas, hurlant sa rage de vivre et plongeant dans un nouveau cratère d'obus.
Il est à couvert, les tirs ennemis fusent au dessus de son crâne, ils s'arrêtent
soudain... L'occasion d'avancer, encore et encore, traînant peu être le petit bleu
qui eu moins de chance que lui, mais qui s'accroche tout de même.
Juste le temps d'entendre, d'entendre et de voir l'engin rouler à ses pieds, un
sursaut, un cliquetis.
L'éclair jaune l'emporte, il n'est plus...
Il s'éveille dans un faible cri, et la chaleur du soleil d'été le rappel à la
douce réalité.
La vitre de l'autocar cahotant est lisse et douce contre sa joue. Quelques
regards inquiets se détournent du sien...
Il est bientôt arrivé... La route lui semble familière, la colline aux coquelicots
avec le vieux chêne, les champs du vieux Harington , les blés dorés au soleil,
et dans la vallée, cette petite ville du Tennessee qu'il n'aurais jamais du
quitter.
La route est plus stable, le véhicule s'arrête devant les commerces, il est le
seul à descendre.
D'abord avec prudence, il porte son bagage sur l'épaule et s'aide de sa béquille.
Lorsque sa jambe de bois est posée sur le ciment de Main street il gagne en
assurance.
Le conducteur le salut, et s'en referme les portes derrière lui.
Il respire l'air de son enfance, un homme l'observe avec insistance... Le vieux
Jerry chez qui il allait voler des caramels étant enfant. Leurs regards se
croisent, il porte son béret à sa tête et reprend son chemin sans un mot...
Les rues n'ont pas changés, et les feuilles rouges parsèment comme toujours le
gazon vert de cette petite maison à la barrière blanche.
Il laisse courir ses doigts sur chaque planches, laissant filer parfois les
branchages rebelles de vieux arbustes.
La petite porte grince toujours autant, sous la véranda, un vieux chien lève
l'oreille, et les yeux, puis courre à sa rencontre.
Derrière une petite fenêtre, une frêle dame usée d'inquiétude lâche sa vaisselle
et ne peu contenir ses larmes devant l'homme qui se tiens, accroupi dans
l'allée du jardin, la main perdue dans le pelage du labrador.
Elle hurle le nom de son mari à travers la maison, et sort sans attendre de
réponse, courant elle aussi se jeter dans les bras de son fils revenu de
l'enfer...
Ils échangent modestement des riens, devisant comme si il n’avait quitté la
maison que la veille.
Elle l'aide à avancer jusqu'a l'entrée, les roues d'un fauteuil s'arrêtent à
quelques centimètres des trois marches de bois.
Faisant craquer le cuir du siège, le père du garçon, ayant perdu ses jambes à
l'aube des conflits le salut dignement, ne pouvant réprimer un rictus et un oeil
complice...
Le petit monde s'engouffre dans la bâtisse, la mère s'attelle à la confection
d'une tarte aux pommes tandis que les deux hommes se sépare devant le grand
escalier menant à l'étage.
Le soldat pousse la porte de son ancienne chambre avec milles précautions.
La pièce, illuminé du soleil de midi n'a jamais bougé, nul doute que sa mère y
fit régulièrement le ménage dans l'attente de son retour.
Il pose son bagage contre la commode ou sourit encore un cochon tirelire aux
couleurs passées, et s'assied sur son lit.
Là, sur la table de chevet à coté de laquelle gît maintenant sa béquille, il
retrouve une vieille carte de base- ball et une balle signée d'un joueur
idolâtré quelques année plus tôt. Alors, doucement, il entonne les premières
mesures de la bannière étoilée, murmurant doucement, et avec foi " Oh, say, can you see, by the dawn's
early light..."
A quelques rues de là, le vieux Jerry à retrouvé ses souvenirs, et se fait un
devoir de rencontrer la fille de son propriétaire, la jeune Anna, elle fini de
servir et de nettoyer les verres dans le restaurant de la station service.
Il entre dans l'établissement, courbé comme à l'ordinaire, et va se poser au
coté de la jeune fille en uniforme rouge et tablier de lin, occupée à passer
l'éponge sur les tables. Elle ne l'a même pas remarqué, mais il glisse quelques
mots à son oreille, entre les mèches blondes.
Ses gestes se stoppent soudain et son souffle n'est plus, elle écarquille les
yeux et les pose sur le vieil homme qui lui adresse un sourire sans dents mais
plein de ridules.
Elle retient une larme et s'élance soudain, sortant du magasin l'éponge
toujours dans les mains...
Le tableau s'achève sur les pelouses d'un cimetière blanc et fleuris, la où
s'alignent, sans distinctions, les croix immaculées des héros de la vallée, qui
payèrent la liberté au prix de leur sang.
Les fleures posées devant le nom du grand père, victime de la première guerre,
puis la famille s'en va se recueillir sur la sépulture du frère aîné mort
quelques mois plus tôt...
Une silhouette se découpe dans le soleil couchant, où le ciel se mêle de la
teinte des arbres.
Elle marche par accoups, alors qu'il se retourne, appuyé sur son unique jambe.
La lumière éclaire son visage et il reconnaît alors, l'adolescente avec qui il
jouait sous le vieux chêne de la colline aux coquelicots.
Elle pleure au creux de son épaule, maculant l'uniforme vert de larmes salées.
Il est revenu, l'enfant de la vallée, quelque part dans le Tennessee...
Noir
Générique...
Attendre...
Oscars...
Merci bien :)
17 octobre 2008
Le jour où je faillit être papa...
Toujours dans la lignée de tranches de vie brillant d'inintérêt, on insista récemment
pour que je livre ce triste épisode of my life.
...
J'hésite encore... Je crois que je vais sombrer dans la blogitude absolue, j’entends
déjà le cran d'arrêt que Mr Badsong s'apprête à enfoncer entre mes côtes pour abréger
mes souffrances...
Sincèrement... Je m'tate...
J'ai failli couper la page, à grand coup de "à quoi bon ?"
Et puis après tout pourquoi pas ?
Depuis que le format d'Epilost à changé, je me fait un devoir de le remplir au moins
une fois par semaine... Alors il faut bien l'faire hein ?...
Non pas que je me force... C'est toujours un plaisir... Mais bon, avouez que
les sujets manquent parfois... Et que parler de sa vie n'est plus qu'une bouée
de sauvetage providentielle dans le néant houleux de la page blanche qui guette
le chroniqueur aux coins sombres des ruelles torturées de l'envie d'écrire.
Donc, aujourd'hui je vais vous parler de la fois où je faillis être Papa. Munissez
vous d'un papier et d'un stylo et prenez des notes.
En premier lieu, vous pourrez noter l'aspect on ne peut plus racoleur du titre,
on sais tout de suite de quoi ça va parler, et comptez sur moi pour vous livrer
ici tout les détails disponibles. D'ailleurs lorsque me viens l'occasion de
placer cette histoire, je ne manque jamais de la débuter de la même façon
"... Comme le jour où j'ai faillit être papa..." J’attends bien
entendu quelques secondes pour que s'installe le malaise et que les regards
ahuris convergent vers ma face déjà hilare de mon petit effet.
Ensuite seulement j'ajoute "Ouais, c'était dans l'métro."
C'était dans l'métro... Le métro de Roubaix pour être exact.
Je revenais tranquillement vers mon bercail bien aimé, prenant congé d'une
soirée passée chez deux de mes amis qui me sont chers. ("Fayot" je
sais...) Hors... Je dégageais mon esprit des brumes d'un éveil récent, et descendais
lentement une à une les marches de la station de métro en espérant rejoindre
... Hem... "La capital européenne de la culture et la jeunesse prout prout
dadadidadidada..." Je ne descendais pas vraiment les marches, disons plutôt
que je me laissais mollement choir à chacune d'elle, un peu à la manière d'un mécanisme
inepte qui avance tant qu'il n'y a pas d'obstacle devant lui, un peu à la manière
de ces ressort multicolores qui perdurent leur descente d'un escalier tant que
l'enfant rigolard ne les entraîne pas une nouvelle fois au sommet.
Parlons en des enfants...
De l'Enfant...
Celui là traînait son aube d'existence en même temps que ses souliers, en
prenant le malin plaisir d'embêter sa mère qui noyait l'ennui profond que lui
prodiguait son aîné progéniture en se focalisant sur un autre de ses rejetons emmitouflés
dans les couverture au creux de sa poussette.
Bien sur, l'engeance ne pouvais que manifester ses besoins légitimes
d'attentions maternelles en s'appliquant à faire chuter le seuil de
"tolérance-tention-tartedantageul" de sa génitrice.
"Timothée fait pas ci, Timothée fait pas ça... Viens ici... Teu! Teu ! VEUX
TU !...Timothée... Manman l'a dit qu'elle était pas contente..."
En moi même je ne pouvais m'empêcher de commenter intérieurement le spectacle
_"Putain... S'appelle "Timothée"... P'tit con..."
Je m'excuse bien entendu auprès de toute personne me lisant et possédant ce
patronyme, mais je dois dire que je déteste ce prénom.
Désolé... Ce n’est pas exactement de ma faute disons que certaines raisons me
pousse à l’exacerbation d’antipathie prononcée envers tout les Timothée de
cette Terre.
La première, celle que je donne le plus souvent lorsque l’on me questionne, c’est que ça fait shampoing !...
La seconde m’est hautement personnelle et il n’appartient qu’à moi de décider
de la livrer où non…
Quant à la dernière, elle réside simplement dans le fait, que je passe déjà deux
décennie à corriger lors des présentations : "Non Je m’appel pas Timothée,
je me prénomme Tim ! Non ce n’est pas un diminutif, non ce n’est pas un
raccourcis, c’est Tim en trois lettre T. I. M. Tiens vl’a ma carte d’identité…
J’en passe et des meilleurs, comme pour exemple ce dialogue brillant de savoir
vivre.
_ "Je m’appel Tim. "
_"Tim ? Comme Timothée ? "
_"Nan Tim…"
_"Tim ? "
_"Ouais…"
_"C’est bizarre…"
_"Non non, on vit très bien avec…"
_"Et ça viens d’où ? "
_"De mon acte de naissance probablement…"
_"Non je veux dire, c’est de quelle origine ? "
_"Parait que c’est américain. "
_"Et t’es américain toi ? "
_"Bah… Non…"
_"BAH QU’EST-CE QUE TU FOUT AVEC UN NOM AMERICAIN ?… "
Ou encore ce prof qui un jour de rentrée des classes ne voulut pas croire qu’un tel prénom puisse exister et rectifiait systématiquement les documents de l’école malgré mes objections répétées.
Je disais donc que ce petit con se prénommait "Timothée" et qu’il
prenait un malin plaisir à énerver sa mère.
Soudain, le train surgit en vrombissant des airs métallique et furieux et,
ouvrant ses portes nous invita à entrer. Je pénétrais dans l’immense chenille d’acier
et d’aluminium sans croire encore au coup du destin qui allait s’abattre sur
moi.
(note : Je dit ici "destin" car j’ai lu dans un article frisant
la misogynie patentée que les femme était très réceptives au mot "destin",
je porte donc foi aux élucubrations narcotiques de psychologue d’opérette, qui , à défaut de
prendre leurs vessies pour des lanternes, prennent vraiment les femmes pour des
cruches… Quant à moi, je tente simplement d’augmenter mon ratio de Fidèleuh et
d’adepteuh par l’usage de connerie d’actualité, merci…)
Ainsi je me traînais dans le métro, et elle traînais sa poussette et son
moutard avec, tandis que l’autre résidu de placenta inventait un nouveau tour pour
la faire bisquer.
_"Timothée ? T’es où ? "
Mais Timothée c’est déjà échappé, et il est sur les quais et montre son cul à
tous les passants…
Bien entendu, l’auteur de ses jours arrive à sa rencontre totalement furibarde,
et l’engeule comme une poissonnière alors que retentit l’avertisseur de départ
de la rame.
Excusez moi du peu, mais cette conne préfère rester là sur le quai à hurler sur
son môme plutôt que de le traîner par les oreilles à l’intérieur.
Une voix intérieure répète "Non non non non non NON NON"
Et tout ce passe en une poignée de secondes…
Les portes se referment, elle se retourne…
(Où comment une mauvaise coordination de priorités peut faire de vous une
mauvaise mère.)
Et ses yeux s’ancrent dans les miens au travers de la vitre, me suivant de son regard bovins et sidéré alors que le train démarrait et que je m’envolais vers de
nouvelles aventures… Accompagné…
Je contemplais là, la chose rose et gazouillante au fond de ses couvertures,
égaré au milieu d’un beau moment de solitude comme on n’en fait plus.
La responsabilité me tombait dessus comme le bagage piégé qu’un terroriste m’aurait
collé dans les mains avant de s’échapper…
Non non non non non…
Je tourne et retourne dans la rame, autour du véhicule, ne pouvant me
concentrer à la résolution de mon problème, l’esprit assaillit de nouvelles manières
incorrectes d’appeler la mère légitime.
Nouvelle station, le train s’arête, je sort je respire un coup, et hèle un
homme qui passait par là, le priant plus ou moins poliment d’aller me trouver
un responsable, un vigile ou quoi que ce soit…
Gilet orange et Talkie-walkie sous le bras, un grand barraqué apparaît après cinq
minutes
_"Alors monsieur, on me dit qu’il y a un problème ? "
_ "Oui… J’ai ce gosse là…"
_"Oui…"
_"Et bah c’est pas l’mien…"
_"C’est pas l’votre vous voulez dire ? "
_"Je vous dit que je devrais pas l’avoir avec moi et je…"
_"Vous l’avez volé ? "
_"………………………………………….Bah oui ! Et puis comme je suis pas con j’ai pris
la poussette aussi, avec les courses, les couches et le petit linge c’est moins
encombrant tout de suite…"
_"………………………………………….."
_"Zitumepasselémenotejtépetageul…."
_"Mais vous voulez dire ? "
_"Mais je veux dire que je vais vous collez l’couffin dans les pattes à
vous, parce que vous êtes l’autorité ici, et normalement compétent pour ce
genre de problème, j’veux rentrer chez moi quoi, j’men fout si l’aut’ grosse
vache elle est pas foutu de tenir à ses mômes, j’en veux pas moi, alors vous l’prenez
et j’me casse ! " (Vous ais-je fait part de ma naturelle tendance à
aider mon prochain et à me montrer poli et serviable en toute circonstances ?)
_"L’aut’ grosse vache ? "
_"La mère du gosse oui, elle est encore à l’autre station normalement…"
Je lui donnais une description physique de la charmante dame dont il était
question et expliquait les événements le plus précisément possible.
Enfin il appela le central et lança une recherche, prenant possession du colis
et me déchargeant du poids d’enclume qui commençait à peser sur les frêles
épaules de mon innocence déjà bien abîmée…
_"Ok je me charge de tout ça, merci monsieur"
_"De rien… c’est normal…"
_"Euh par contre je vais prendre vos coordonnées juste au cas où…"
Quelques secondes se passent.
_"Euh Tim… Tim... Othée ?... C’est un diminutif ? "
_"…"
Je n’achèverais cette histoire que par une citation d’un pingouin
administrateur de forum.
"La vie est la MST la plus dangereuse et la plus répandue… On en meurt a
coup sûr…"
Bonsoir !
12 octobre 2008
Le canard
J'émerge un peu et décroche un bâillement...
Je me demandais sincèrement de quoi causer aujourd'hui'hui... Après tout, ce n'était pas si grave, Epilost avait déjà vécu des périodes d'avarie et de calme bien plus longues. Pourtant un appel téléphonique me fit me souvenir d'une histoire, une histoire qui fait hurler de rire mon entourage et m'apporte un bon lot de questions quant à la tête que j'arbore et l'impression que je donne au gens...
Comprenez qu'un jour dans lequel je quittais tranquillement la capitale, il me prit, comme ça, sans crier "garre" de rejoindre les quai ferroviaire sans user de ticket de métro...
A vrai dire je n'avais aucun moyen de paiement, et aucunement l'envie de risquer de retarder mon départ avec une fraude trop peut discrete.
Je quittait donc Clichy, en direction de la gare du nord, me dirigeant à pas lent vers la rue Réchouart et Barbes. Je longeais Monmartre par le sud, et sans trop y reflechir me dirigeait aux abords du quartier rose néon de Paris, centre de débauche bergere et de gentille et guillerette luxure.
Je traversais donc l'endroit, sans vraiment m'arreter, si ce n'était pour prendre quelques photos du Moulin rouge et des Folies véritables monuments dressés devant le quidam insouciant comme un lat devant une prude. Non sans rire... Ca impressionne...
La traversée dura une vingtaine de minutes, une vingtaine de minutes passées à me faire aborder par une demi douzaine d'entraineuses, me proposant quelques instants de discution garantis "exquis" alors qu'elles me palperaient là où... Qu'elle me fouillerais l'endroit où... L'endroit où je range mon portefeuille...
Je refusais poliment, légerement amusé, mais passablement agassé. Non seulement de devoir me montrer sans cesse poli avec des inconnues mais aussi pour n'oser m'aventurer dans les quelques rues ornées, outre de maisons closes, de magasins de musique suceptible de m'interesser une fois abstraction faite des flutes, clarinettes, trompette et autre instrument suceptible d'être confondu avec la devanture de commerces d'un autre accabit...
Ces commerces, justement... Je passais devant le profil bas, sous une fine pluie de fin d'été, refusant de marcher sous les stores écarlates et donc de me rapporcher des vitrines.
_"Hey voyou ! Viens donc voir ! On à des filles !" m'abordait-on les bras grand ouvert, me priant de bien vouloir jeter un oeil à l'interieur à défaut d'une autre partie de mon anatomie.
Je ne stoppais pas ma marche, perdurant mon avancée alors qu'une autre me proposa "Viens monsieur ! Nous on a des belles filles !"
"Menteuse" pensais-je alors que je voyais devant moi un erzats de bibendum aussi maquillée qu'une voiture volée. Mes pas continuerent, et je vous le dit maintenant, je vous le dit afin de faire mourrir le suspens que j'ai fait naitre en vous sans vraiment le vouloir. Non, je n'y suis pas allé...
L'anecdote tiens surtout dans le nombre et les variantes des propositions qui me furent faites.
On tenta de m'amadouer, "viens on a des filles..." ; "Viens on a des garçons..." ; "Viens ! Viens chez nous, on a des poupées, des belles poupées."
Poupées, ou même dinette, j'ai passé l'age de soulever les jupes des Barbies.
En plus, je sentais que la fin de ce quartier était proche, plus qu'une petite vingtaine de mètres, s'en serait fini.
Bien entendu, tout ceci ne pouvais s'achever sans une derniere tentative que je pris aux oreilles comme on prend une gifle au visage, c'est à dire "mal" et sans vraiment la comprendre.
_"Hey... Hey... Psss Hey gamin... Viens voir... Nous, on à un canard..."
Il était temps que je rentre...
28 septembre 2008
Petite philosophie à deux balles en attendant les tartines
Récemment, j'assistais à un cours de philosophie.
Je dois dire que c'était bien la première fois, et l'expérience ne fut pas
rebutante de premier abord.
Hormis la surprise de ne pas avoir vu un grabataire en toge déblatérer son gâtisme
en marchant au milieu de disciples et de colonnades.
Ce n'est que le lendemain, que les premières séquelles se firent sentir, après
mon éveil et ablutions que, en quête de faire griller mes tartines dans un vieux
radio-toaster sans radio. C'est ainsi que, en caleçon dans ma cuisine, je me mis
à réfléchir à propos de l'incroyable épopée de l'évolution humaine...
Darwin, Quel grand homme ! (Je dit là "quel grand homme pour alléger
l'aversion profonde et inexpliqué que j'ai pour ce personnage, allez savoir
pourquoi sa simple évocation me fait plisser les yeux et retrousser les narines
en une moue fugace de dégoût... Peut-être pour la fréquence à laquelle on m'en
parla ces dernières années, un peu comme pour "De la Fontaine" avec
qui on me gava mes jeunes circonvolutions neuronales avec les histoire
merveilleuse d'altruisme insectoïde et de moeurs étranges de corbeaux prétentieux
amateurs de produit laitier. Je hait cette face empoudrée tout juste bonne à
flatter les monarches là où ça les dérange. J'ai un écoeurement profond pour ce
plombier littéraire qui osa suggérer dans ses écrits qu'un si noble bestiau que
le bouc pus seulement se faire flouer par l'une de ces charognes en sursit que
sont les renards de nos campagnes.)
Ainsi donc, perdu devant mes tartines, je songeais à l'objet de notre quotidien
qui puisse le mieux témoigner de l'évolution de l'homme et du règne d'Homo
Sapiens Sapiens sur la planète Terre. (Avec une majuscule à Terre parce qu'on
est pas chez mémé).
Nous pouvons nous targuer de nos automobiles, de nos superordinateur, de nos système
sociaux et politiques, nous pouvons éprouver de la fierté à l'idée d'envoyer
des satellites pourrir notre orbite, des hommes sur la Lune, des conserves sur
Mars (Avec des majuscules à Lune et Mars parce qu'on est pas chez pépé non
plus), des sondes aux confins des fins du tréfonds de notre univers, non,
l'objet qui exprime le mieux notre force d'évolution et notre maîtrise de la
nature restera, à mon humble avis, le toaster... Et je serais comblé si cette
foutu radio intégrée voulait bien fonctionner.
Je m'explique: Prenons un homme de quelques millions d'années, un lointain
parent. Son regard est dur, sa démarche chaloupée, prognathe et glebeux
jusqu'aux oreilles. Et bien cet homme là, à force d'expérience et d'erreurs
plus ou moins douloureuses, appris patiemment de génération en génération l'art
de la cuisine et la capacité à la réchauffer.
Imaginez un seul instant ce qui pouvait bien ce passer par la tête de ce gentil
rustre, dont la première crainte était de ne pas s'éveiller le lendemain,
bouffé par un quelconque prédateur ou décimé par la tribu d'à coté.
Quels fils ont bien pus se toucher et entrer en connexion pour lui donner
l'idée:
a) Cueillir blé
b) Battre blé
c) Prendre farine
d) Faire pâte
e) Dire "Pain"
Et bien dite vous que cet homme, ce gars là, juste un peu brut de décoffrage
venait de réaliser l'une des plus belles inventions qui perdura encore aux
travers des ages et des ères, présente aux quatre coin du globe, sur toute les
tables.
Imaginez maintenant, qu'après la maîtrise du feu, après son apprivoisement,
pour faire cuir les steak d'aurochs et taper sur la gueule de son voisin,
l'homme inventa, (un peu moins patiemment parce que quand même on avait la
dalle) l'homme inventa une succession de procédé toujours plus compliqué mais
toujours plus efficaces pour faire cuire son pain.
La finalité que nous connaissons, est cet exemple de bel esthète au pelage
sombre et parsemé, baillant comme un prédateur virile le nez au dessus des résistantes
rougissantes et infernales s'apprêtant à lui délivrer ses tartines
croustillant.
Je le dit, je l'affirme et jetez moi au feu (entre deux tranche de pain) si il
vous plait, mais le toaster est l'inventions la plus représentative du génie
humain.
*Tschonk*
07 septembre 2008
L'horaire - Gump
C'était un vendredi
Un vendredi froid de fin d'été
Un jour où les prémices de Novembre empiètent déjà sur les chaleurs mourantes des beau jours.
Je perdais mon ennui assis sur les marches d'un escalier de la gare du nord, lisant sans trop y croire le roman inattendu d'un auteur aimé, quoi que déjà changé en humus depuis des lurettes d'année 80, c'est dire si elles étaient belles...
Je lisais donc, accablé du poids écrasant d'une journée de labeur abrutissant dont je savourais en silence l'achèvement, le regards perdu entre deux ligne ou sur l'entrebâillement (pardonnez moi) de décolletés, mus des soubresauts pressés de leurs voyageuses propriétaires, que ma position rendais vertigineux...
C'est alors que, partagé entre la fascination de mon bouquin, et l'anxiété du phamas d'un "vigil-pirate" à mes cotés, une plume minuscule et blanche tomba entre mes pages comme un soupir égaré au milieu d'une symphonie.
Amusé, je pris le duvet entre mes doigts, le caressant pour en ressentir mélange de douceur et volupté, puis chercher au ciel et sous la toiture d'acier vert le volatile distrait qui aurait ainsi laissé choir jusque moi cette infime partie de lui même.
Avant de ressentir l'envie de raconter ma vie et de distribuer du chocolat à tout les passants, je me lève et mon séant prend congé des marches, tandis que je me plonge au milieu de la foule.
Au son es pas et chariots à bagages, les mains dans les poches et triturant les vestiges dorés d'un billet qui me paya le déjeuné, je comptemple en baillant, las, le tableau des horraires que je surveille depuis quelques heures.
Je suis à Paris, il y fait gris...
La pluie me rapelle le bercail,
Ce soir je rentre chez moi.
31 août 2008
Le nid
Aussi loin que je me souvienne, jamais, au grand jamais je n'ai trouvé d'endroit où je me sente réellement chez moi.
Je m'excuse par avance pour le coté égocentrique que prendra ce texte.
Je veux dire que, balourdé et baroudant à droite, à gauche, déménageant sans cesse, je n'ai jamais pu conciderer un lieu comme "mon abri". Bien entendu je dit "chez moi" en parlant de l'endroit où je vis, où je dors, mais simplement par convention, en réalité, je pense tout d'abords "chez mes parents", et il était peut être temps, maintenant, que j'en sorte...
Ainsi, ayant choisis de perdurer mes études pour des raisons pas toujours professionnelles ou estudiantines, je parvenais à me trouver un petit deux pièces en pleine cambrousse belge, à deux pas du bahut et quelques bornes du premier centre commercial venu...
Ainsi, afin de suivre les cours d'un stage de web design donné par l'un de mes anciens professeurs, j'empruntais une voiture à l'isolation refaite en poils de Jack-Russel, et partais à l'assaut des routes tournaisiennes, le cœur chargé d'émotions et le coffre empli de denrées débordantes dont ma mere me fit don par la phrase suivante "Je t'ai fait quelque courses"...
Je parvenais le soir, dans le désordre du déménagement encore frais, montant au cœurs de mon nid les derniers meubles et accessoires indispensable à ma survie dans les contrées hostiles de la jungle campagnarde.
Ainsi, après quelques allers retours et appuis sur les interrupteurs de minuterie, je tripatouillais mon tableau électrique (harmonieusement décoré de triangle jaune et d'éclair noir) cherchant à comprendre le fonctionnement automatique de mon chauffe eau...
Un semblant de vaisselle avec une boue grise de calcaire, j'ouvrais les derniers cartons et installais mon antre selon mon bon vouloir.
Ainsi je découvrais, dans les quelques "courses" que ma génitrice eu la gentillesse de me fournir: 12 paquets de pâtes de 400g chacun, 14 plats à mettre au micro ondes, 5 paquets de chips, 4 bols de nouilles instantanées, 18 bouteilles d'eau, 12 bouteilles de jus d'orange, 6 briques de laits, 3 "brownies à partager tout seul en solitaire", une myriade de friandises, et 24 bouteille de panaché. (Non parce que faut comprendre que maintenant que je suis un grand, j'ai le droit de boire de l'alcool...) Au milieu de tout cela, je conciderais dubitativement le seul plat cuisinable, à savoir, deux cordons bleu non surgelés du Père Dodu qui constituèrent ma seule pitance cette nuit là...
Mes placards, déjà emplie de vaisselle ne fermaient plus, je du réorganiser l'ensemble de mon rangement afin de faire entrer la totalité de la nourriture sans compter bien entendu quelques produits d'entretiens, serpillerre, balais ainsi qu'un gel WC que je perdit malencontreusement et mis 5 jours à retrouver...
Puis, voyant poindre la fin du rangement à l'heure où Selene darde de rayons argentés la vitre de ma fenêtre sans rideau, mêlée des lueurs dorées d'un lampadaire judicieusement placé devant et que tandis que la chouette hullule, la marmotte motte...
Je pensais que j'aurais très bien pus me trouver dans une quelconque ruelle de San-Fransisco, avec pour seul paysage un mur de briques saturés de climatiseur, et pour seul chaleur humaine, la lumière rouge et sulfureuse des néons clignotants d'un sex-shop... Après tout le lampadaire n'était pas si mal...
Néanmoins, je m'attelais maintenant à l'aménagement de ma salle de bain, découvrant une nouvelle surprise dans le nombre vaguement impressionnant de rouleau de papier-Cul qui était maintenant à ma disposition...
Je les comptais, encore et encore... 1... 2... 3... 5... 10... 20... 30...
Trente rouleaux de P.Q... Trente...
Trente rouleau de papier toilette pour un mec vivant seul 4 jours et demi par semaine dans l'endroit...
Trente...
Je ne sais pas ce que cela pouvais bien vouloir dire... Mais je trouvais ça passablement vexant...
Néanmoins, je décelais déjà quelques petites erreurs (je pense qu'on en fait tous lorsque l'on commence à vivre seul...) Par exemple, l'oubli d'une serviette m'obligeait à me sécher avec une paire de torchons, l'absence de cuillère en bois me contraint à faire la cuisine à la fourchette, ce qui pour remuer les pâtes n'est pas toujours pratique... Mais surtout... Alors que je disposait amoureusement mes C.D.s audio... Je lorgnais sur une jaquette de film face à moi, lorsque soudain, l'idée de regarder "Retour vers le futur" se fit irrésistible...
C'est alors que je pris conscience de ma bêtise... La pièce s'assombrissait, me laissant moi, seul, face à un projecteur blanc découpant ma silhouette dans le néant de ma conscience, alors qu'une camera reculait de ma personne me faisant bien comprendre l'étendu de mon effroyable bêtise...
_"J'lai mis ou l'pc ?"
Badsong en rit encore... Assis sur mon canapé je tentais de me remémorer mes gestes d'il y à quelques heures, ne parvenant pas à voir à quel moment je disposais de l'ordinateur portable... Enfer et damnation, me voila seul, perdu en campagne, sans écran, sans lecteur d'aucune sorte, avec pour seuls compagnon un macabre ami imaginaire et deux étagères emplies de films et musiques...
Les soirées allait être longues... (passée nottement à relire quelques livres et peindre médiocrement une vue de New York...)
Un éclair de génie me frappa soudain ! Bim !
_"Mais oui !" Me dis-je, avec dans la voix le ton qui conviendrait à un brusque orgasme cérébral... "Mais oui ! (Ho oui! Ho oui !), je n'ai pas encore ouvert mon sac de linge... Et me connaissant, j'ai très certainement mis le pc portable dedans..."
Fébrile et impatient, j'ouvrais le sac... Remuais linge, caleçons et chaussettes pour en extirper:
_Un câble résaux RJ45 de 5 mètre de long
_Une souris sans fil
_Deux coffret DVD de X-files...

Néanmoins, si je parle de tout ça et tombe donc dans la blogitude absolue, ce n'est que pour vous faire par d'un événement...
Quelques jour après mon arrivée, invité chez deux amis roubaisiens, je me mit en tête de parvenir à leur logis, voiture aux paluches, sans pour autant me souvenir exactement de la route, ne me fiant qu'a mon sens de l'orientation en qui je jetais très souvent ma confiance totale...
Paumé comme je sais le faire, je parviens finalement à leur quartier, me fiant à de vague souvenir, tourne pendant une heure dans un labyrinthe de sens interdits et arrive enfin à leur porte... La soirée se passe délicieusement, je prend congé et reprend la route à la nuit tombée, alors que si Selene darde de ces rayon le bitume sous mes pas, le rat couine et le chien... Le chien dort...
Je ne sais pas ce qui m'arrivait ce soir là, mais alors que l'autoradio entonnait un Avé Maria à me ravir les oreilles sur une improbable station flamande et que je reprenais mon chemin aux lueurs de mes phares éblouissant les lapins.
Je repensais, à l'air et mon émotion en ouvrant la porte de mon logis quelques jour auparavant... Mes premières factures posées sur la table de l'entrée. Je repensait au steak que je me fit cuir la veille et mes œufs au bacon du petit déjeuné... Je repensais à ma douche froide pour un chauffe haut mal réglé, et à la brosse à chiottes que je déballais... Symbole incontestable d'une présence en un logis... Ce balai est le sceptre du pouvoir en puissance dans n'importe quel maison de par l'utilisation que nous en faisons. Bref, je repensais à tous cela, dans le calme nocturne, l'air sifflant faiblement par l'ouverture d'une vitre...
Quelques chose me tombait dessus comme le son d'un glas dont on ne saurais dire si il est funeste.
_"Et ouais mec... T'es un grand garçon maintenant..."
Les petites frayeurs subites
Des fois, j'ai des peurs irrationnelles...
C'est peut être dans l'air, c'est peut être dans le temps... Peut être que c'est venu avec l'age ? Alors que je sens poindre les premiers signes de mon inéluctable dégénérescence, je me doute bien que mon cerveau malade ne peut qu'être affecté par le délabrement de ma carcasse qui commence à s'opérer à l'aube de ma troisieme décénnie...
Ou peut être est-ce la fatigue ?... Insomniaque par intermittence, on me fit récemment remarquer que j'avais retrouvé mes cernes qu'arborait jadis mon visage.
J'ai des peurs irrationnelles donc, tenez par exemple, en ce moment je suis en train de conduire (Oui, je tape toujours des petits textes lorsque je conduit, regarder la route a tendance à me stresser) et je me dit "Merde... Je suis sur l'autoroute..."
Alors, sortant de sa torpeur, Badsong fait craquer ses vertebres, s'arrachant à la comptemplation du paysage alors que, autant de son nez que de ses orbites s'echappe la fine fumée d'une cigarette depuis longtemps agonisante...
_"Ouais... T'es sur l'autoroute... Faut bien non ?!"
_"Bah ouais..."
_"Qu'est ce que ça peut t'foutre qu'on soit sur l'autoroute ? Tu flippe quand même pas de prendre de la vitesse quand même !"
Il se penchais vers moi, jetant un oeil mort sur le tableau de bord, alors que mes narines s'emplissait d'effluves de tabac et de vieu rance. "Hmmm 110... Ok, c'est bon, tu flippe pas d'la vitesse... Bon qu'est ce qu'il t'arrive ? C'est quoi le probleme avec l'autoroute ?"
_"Bah... Sur l'autoroute, on peu pas s'aretter..."
_"Euh... Ouais... Effectivement, on peu pas s'arreter sur l'autoroute... Et c'est un probleme ?"
_"Bah non..."
_"Bon alors ?"
_"...Mais je sais pas moi, il pourrait arriver un truc quoi..."
_"Genre quoi ?"
_"Bah je sais pas moi ! La remorque qui se décroche par exemple ?"
_"La remorque qui se décroche ?"
_"Oui..."
_"Et pourquoi elle se décrocherais ta remorque ?"
_"Je sais pas..."
_"Mais ça pourrais arriver ?"
_"Peut être, je sais pas... Je fait quoi si elle se décroche la remorque ? Je la recupere comment ?"
_"Parce que tu peux pas t'aretter ?"
_"Parce que je peux pas m'arreter..."
_"..."
_"..."
_"Ah ouais quand même..."
_"Bah ouais quoi imagine !"
_"Je vois pas pourquoi elle se décrocherais ta remorque..."
_"Non mais admettons..."
_"Admettons quoi ?"
_"Bah, voila quoi je roule, je roule, je roule... Et paf !..."
_"La remorque elle se décroche..."
_"Voila... Bon, alors avec la vitesse elle tape un peu sur le par choc, et puis je perd un peu le contrôle..."
_"Pourquoi ?"
_"Rhââaaa ! Mais imagines !"
_"Bon tu perds le contrôle..."
_"Et la remorque, elle ralentie... Pire ! Elle se met en travers des voies et derriere les gens ils peuvent pas l'eviter..."
_"Et ils cabossent ta remorque ?"
_"Et il me cabossent ma remorque... Je la récupere comment ?"
Le silence tombait durant quelques instants, j'attendais sa réponse mais je sais qu'il faisait juste semblant de relfechir...
_"Peut être que vu les circonstance on te laisserais t'arreter ? Enfin tu serais pas le seul sur le coup..."
_"Effectivement..."
_"Bon ! Probleme résolu donc !"
_"Ouais problème résolu..."
_"Voila"
_"..."
_"Fini..."
_"..."
_"Tssss ! QUOI ! Qu'est ce qu'il y a encore ?"
_"Bah..."
_"Accouche !"
_"Et si la porte du coffre elle s'ouvrait ?
Il jeta un rapide coup d'oeil à l'arriere.
_"Bon ouais, t'es chargé... Et la porte de ton coffre elle va s'ouvrir ?"
_"Peut être je sais pas..."
_"Tu sais pas ! N'empeche que ta raison, les torches-cul, les chocapics et les yabons qui s'envollent, ce serait chiant !"
_"Ouais..."
_"Enfin, y a des chances que ça tombe dans la remorque..."
_"Bah non !"
_"Quoi ?"
_"Si elle se décroche ?"

_"Tu sais quoi ?"
_"Quoi ?"
_"Ta gueule ! T'a même pas d'remorque !"
17 août 2008
22 - Le malaise
18/07/08
C’est arrivé ce matin.
Lentement, sortant des limbes éthérées aux bras de Morphée, ma conscience reprenait le dessus sur le trop-plein de morphine. J’ouvrais les yeux, même lit, même pièce, même endroit…
Et pourtant ! Pourtant…
Je sentais déjà l’ombre dérangeante se lover au plus profond de mon cœur… Que se passait il ? Je veux dire, comment aurait-je pu prévenir l’implacable tour que le destin allait me jouer ce matin là ?
Je traînais ma carcasse, déambulant dans les couloirs de mon logis, l’œil, un peu moins vif qu’à l’ordinaire, et une main grattant le duvet viril qui parsème mon abdomen de bel esthète au sortir du réveil.
La douche, chaude ou froide, ne parvenait pas à éclaircir mes idées, pourtant je tentais de saisir la source de ce malaise incompréhensible. Persuadé d’avoir oublié quelques chose.
Ah ! Ce que c’est rageant de tenir sur le bout de la langue une bride de souvenir qui pourrait vous indiquer les solutions de ce que vous cherchez désespérément… Par exemple, prenons un exemple ! Vous voulez un exemple ? Bien prenez le ! Oui bon !
Prenons un exemple, j’ai récemment eu affaire à un de mes compagnons, fonctionnaire de la république de surcroît, qui se cru intéressant de fredonner d’une voix aigue les premières notes d’un air qui ne m’était inconnu tout en en modifiant le tempo, soit par une vilainie délibérée, ou simplement par un manque cuisant de dextérité musicale, oui je sais, mais en même temps j’me venge, tans pis pour toi ma couille !
Hem, je disais donc, juste avant que l’on ne m’interrompe, je disais que ces quelques notes activèrent en moi l’infâme machine à fouiller dans l’oubli, cette petite chose qui naît au coin de votre tête alors que vous êtes sagement en train d’accomplir votre labeur, cette arachne psyché qui tisse et tisse le fil de vos pensées, l’amenant à elle et travaillant d’elle-même à cette tache de la plus haute importance qu’est de découvrir la réponse à la question
« Mais bordel ! C’est où que j’lai entendu cet air ? » Et votre concentration s’envole et s’échappe inexorablement comme l’oxygène d’Appolo13 et vous savez qu’il vous sera impossible de la récupérer avant d’avoir résolu cet énigme.
Vous lâchez alors votre outil de travail et vous mettez mentalement à coller de grand coup de pied à cette feignasse tarantulesque pour qu’elle se magne les sphincters et vous ramène au bout de son fil d’argent le cocon où sommeil le trésor de vos recherches.
Et elle viens, elle arrive la réponse, après cinq minute d’une réflexion intense alors qu’en face de vous se gausse l’infâme saltimbanque instigateur de tout cela, pas plus embeté que ça de ne pas savoir que l’auteur de cette mélopée n’est autre que… Rondoudou…
Ah que c’est rageant !
Ainsi, je fouillais et retournais tout les recoins de mon crâne sans parvenir à ouvrir celle de ces innombrables portes qui sauraient me donner la voie de la compréhension absolue…
« Oh et puis à quoi bon ? Je finirais bien par trouver » me dis-je alors que le reflet du miroir m’envoyait quant à lui le constat du délabrement inexorable qui commençait à s’opérer en moi.
Les iris vides et paupières lourdes, la bouche tombante dans une moue morne de vieillard arthritique. Que m’arrivait il ? Mon charisme naturel n’illuminait plus la salle de bain, mon aura de demi-dieu ne demidieuïsait plus, mon goût de vivre s’échappait avec le temps de mon insouciance…
La journée se passa pourtant dans le plus grand calme, dans la plus grande quiétude et inquiétude.
Ce n’est qu’aux prémices du soir que je me permis une escapade dans le monde extérieur.
Les écarlates fuseaux de lumière irradiaient les rues d’une atmosphère rosée, conjuguant avec le silence de nouveaux retournements cérébraux auquel je ne parvenais à échapper.
Comme lors d’une éclipse totale, la nature s’était tue, les animaux eux même semblaient pressentir mon trouble profond. Aux aguets, ils observaient la silhouette tranquille de l’homme qui bientôt marcherait sur trois pattes et qui fini sa route devant quelques festivités…
Ho chiotte ! Ils ont ajouté une bougie…
